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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 15:56

"La volonté d'un peuple a été plus forte que l'étreinte d'un dictateur" a pu récemment dire Barak Obama à propos de la Tunisie. Wahington ne se cache pas de se positionner rapidement sur la scène politique africaine et en faveur de l'arrivée au pouvoir d'un peuple sclerosé par un système autoritaire.

 

Les protestations de rue en Tunisie sont à l'origine d'échos inattendus. Egypte, Algérie, Yémen, Jordanie semblent se disloquer et suivre le chemin de la voie du peuple. En egypte, particulièrement où les manifestations contre le régime de M. Moubarak se multiplient et ce, en dépit des interdictions prônées à l'encontre des libertés fondamentales, mettent en évidence la vraie volonté populaire.

 

Ces phénomènes semblent nourris par des systèmes informationnels modernes, tels qu'internet et des phénomènes vieux comme le monde : la révolution et la mort des manisfestants qui acceptent le risque pour une cause, la liberté d'exprimer leur mécontentement à l'égard d'un régime subversif.

 

Fondement de l'Etat de droit, cette liberté est un symbole en France et clairement affirmée dans la Constitution Française. Mais la dislocation d'un Etat est aussi le fruit d'une redistribution des cartes diplomatiques et des intérêts financiers. Et l'enjeu est de taille car l'occident s'effraie de l'islamisme dormant.

 

Paris est vivement critiqué par sa lenteur de réaction face au soulèvement tunisien.Il en va de même concernant l'Egypte, dont on ne compte que la réaction de M. Juppé, attestant que l'Egypte est très certainement un régime autoritaire et qu'il ne faut pas se substituer au peuple dans les décisions qu'ils prennent, les peuples étant souverains. car en effet, il faut le souligner, M. Moubarak est un partenaire privilégié au sein de l'Union Européenne.

 

La position diplomatique de M. Sarkosy est sur ce point prudente et on le comprend."Expliquer aux Algériens, Marocains, Jordaniens, Syriens, Egyptiens, ce qu'ils doivent penser, dire et faire" n'est évidement pas envisageable. Le spectre du Chah d'Iran en 1979, dictateur laissé à l'abandon par washington est dans toutes les têtes, car c'est une "République" islamiste qui s'y est installée. En 1992, l'annulation du second tour des élections en Algérie, plaçant un parti islamiste au pouvoir avait été encouragé par l'occident.

 

Comment réagir fasse à cet écueil? Encourager la démocratisation des régimes semblent être à double tranchant. La république et l'islam ne semble pas faire bon ménage aux yeux des occidentaux. Pourtant n'est ce pas le fondement de nos principes? La liberté d'expression ne devrait elle appartenir qu'aux pro-occidentaux?

 

Accepter l'Etat de droit c'est avant tout faire preuve de tolérance. Et c'est bien là que nos cultures s'entrechoquent. L'islam radical impose le voile, impose des pratiques contraires aux valeurs républicaines. Le concept de liberté n'est pas perçu de la même façon par nos deux cultures. Et citons aussi que la peur de l'instabilité générée par l'instauration d'une nouvelle organisation populaire est aussi le fruit d'inquiétudes légitimes sur le plan international.

 

Mais saluer le courage des hommes et femmes qui ont parcouru les rues au travers des balles n'est pas anodin. Les intérêts politiques guident nos gouvernants vers une abstention qui ne doit pas forcément être stigmatisée. S'abstenir peut aussi permettre de ne pas enflammer les egos et de permettre à l'Etat-nation nouvellement né, de se forger dans un environnement international plus serein. Il n'est pas besoin d'attiser les conflits, ni de guider les peuples qui sauront se trouver tôt ou tard.

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Published by e-economie.over-blog.com - dans Actualités
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  • Thomas Bonne
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Titulaire d'un Master administration de l'entreprise, d'une licence de droit public 
Lauréat des concours administratif de rédacteur territorial 2011 et d'attaché territorial 2012 et Inspecteur des finances publiques
  • Thomas Bonne Titulaire d'un Master administration de l'entreprise, d'une licence de droit public Lauréat des concours administratif de rédacteur territorial 2011 et d'attaché territorial 2012 et Inspecteur des finances publiques

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