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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 09:50

Le ministre des affaires étrangères et le ministre de l’économie et des finances ont présenté les résultats du Conseil européen (présidé par Hermann Von Rompuy et de la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro des 28 et 29 juin 2012. Le Conseil européen a conduit à des avancées significatives, conformément aux trois objectifs qui lui avaient été fixés. 

Il a en premier lieu permis de rééquilibrer les politiques européennes en faveur de la croissance : un Pacte sur la croissance et l’emploi a été décidé par les chefs d’Etat et de gouvernement. Il comprend une série de mesures à effet rapide, pour un montant équivalent à 1 % du produit intérieur brut européen (120 à 130 Mds€) :

- augmentation du capital libéré de la Banque européenne d’investissement (La BEI contribue à la réalisation des objectifs de l'Union européenne en accordant des financements à long terme pour des investissements viables) ;

- accélération de la mise en oeuvre des « obligations de projet » ;

- redéploiement des crédits de la politique structurelle ;

- développement du Fonds européen d’investissement (Le Fonds européen d’investissement (FEI) a été créé en 1994, pour fournir du capital à risque aux petites et moyennes entreprises (PME). Il a pour actionnaire majoritaire la Banque européenne d’investissement, avec lequel il constitue le «Groupe BEI»).

 

Le Conseil européen a également débouché sur un engagement clair en vue de l’établissement d’une taxe sur les transactions financières, d’ici la fin de l’année.

 

Par ailleurs, la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro a permis d’arrêter des mesures de renforcement de la stabilité financière :

- engagement en faveur de la création d’une supervision bancaire unique dans la zone euro, première étape d’un cadre intégré de garantie des dépôts et de résolution bancaire, mais également

- définition de mesures nouvelles au titre de l’assistance financière, qui devront faire l’objet d’une adoption par les ministres des finances lors de la réunion de l’Eurogroupe du 9 juillet.

 

Enfin, le Conseil européen des 28 et 29 juin a défini les axes et arrêté la méthode pour un approfondissement de l’Union économique et monétaire, à moyen et long terme, sur la base du rapport établi par le président du Conseil européen, dans lequel il trace les perspective vers une union bancaire, une union budgétaire et une union économique.

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 10:06

Morceaux choisis sur lemonde.fr

Très attaquée, en particulier en France, pour sa défense à tous crins d'une politique de rigueur, Angela Merkel a expliqué vendredi que ce "manque de confiance entre les acteurs" de la zone euro, ne peut être résolu qu'en s'attaquant "aux racines de la crise", à savoir "l'endettement et les écarts de compétitivité". "Il y a un faux débat qui est apparu, opposant la croissance et la rigueur budgétaire. C'est n'importe quoi", a-t-elle tempêté. "Et la médiocrité ne doit pas devenir l'étalon" en zone euro, s'est emportée Mme Merkel, très applaudie. 

Rappelant qu'elle plaidait pour un contrôle budgétaire beaucoup plus strict en zone europermettant à la Cour européenne "d'invalider" des budgets nationaux déséquilibrés, "mais cela ne [plaît] pas à certains Etats". Le futur de l'Europe "se décide dans ces prochains mois, cette année", elle a notamment égratigné la France, appelant à observer "l'évolution du coût du travail en France et en Allemagne" une manière de louer les efforts de réforme faits par l'Allemagne, et l'avantage de cette dernière en termes de compétitivité.

Madame Merkel semble donc fustiger le bilan Sarkozy.

Pour le Français, la croissance consiste essentiellement à utiliser des financements européens pour lancer ou accélérer la mise en œuvre de grands projets structurants, notamment en matière énergétique ou environnementale. Outre leur intérêt particulier, ces projets ont le mérite de mobiliser les énergies pour une grande cause européenne (Jacques Attali a grandement influencé la vision de François Hollande en la matière). François Hollande n'en a pas chiffré le coût. Son entourage reconnaît qu'il s'agit avant tout d'envoyer - enfin - un signe d'espoir à des électeurs de plus en plus eurosceptiques.

Pour Angela Merkel, la croissance ne saurait être que "durable". Il s'agit en fait de réformes structurelles, notamment sur le marché du travail, qui permettent à un pays d'être compétitif. Pour elle, accroître les dettes publiques, ce n'est pas tenter une politique keynésienne, c'est aggraver la situation et, confie un de ses conseillers, faire preuve de lâcheté politique en cherchant à gagner du temps plutôt qu'à résoudre les problèmes.

A ses yeux, l'Europe du Sud n'est pas compétitive et la seule façon d'éviter des transferts permanents est que ces pays mènent des politiques budgétaires qui provoquent des récessions finalement salutaires (0_0)!.

 

Pour les libéraux comme les premiers ministres italien et britannique Mario Monti et David Cameron qui, avec dix autres dirigeants européens, ont publié une lettre à ce sujet en février, la croissance passe par une plus grande concurrence dans les services, notamment dans l'énergie. Elle passe également par la signature d'accords de libre-échange avec l'Inde et le Canada, des réformes des marchés du travail et une réduction des aides publiques aux banques.

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Published by Thomas Bonne - dans Actu Européenne
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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 13:38

 

Source : le nouvel obsservateur

 

L'Europe se divise sur la mise sous tutelle de la Grèce

Nicolas Sarkozy juge que ce ne serait "pas raisonnable" de placer la Grèce sous tutelle budgétaire comme le propose Angela Merkel.

 

Réunion des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE, le 30 janvier 2012 à Bruxelles

Adoption lundi 30 janvier au soir d’un nouveau pacte de discipline budgétaire fortement inspiré par l'Allemagne et demande d’un accord très rapide pour sauver la Grèce de la faillite, dans le cadre de leurs efforts pour tourner la page de la crise de la dette. Sommet de Bruxelles assombri par une controverse autour d'une proposition allemande visant à placer Athènes sous une stricte tutelle budgétaire européenne, sèchement rejetée par plusieurs pays, dont la France. Au final, vingt-cinq des vingt-sept pays de l'Union européenne ont accepté un nouveau traité de discipline budgétaire. La République tchèque est venue au dernier moment rejoindre la Grande-Bretagne dans le front du refus, en invoquant des problèmes "constitutionnels". En clair des difficultés à faire ratifier le texte du fait du risque de devoir convoquer un référendum.

Berlin mène la danse

Les autres Etats ont accepté d'inscrire dans leurs législations une règle d'or sur le retour à l'équilibre budgétaire et des sanctions quasi-automatiques en cas de dérapages des déficits publics, comme le voulait à tout prix l'Allemagne en échange d'une poursuite de sa solidarité financière avec les pays en difficulté. Le traité confirme l'ascendant pris par Berlin dans la gestion de la crise de la dette. Il doit désormais être signé lors d'un prochain sommet en mars avant les longues phases de ratification.

Ce pacte budgétaire a buté jusqu'au dernier moment sur une question annexe, le format des sommets de la zone euro.

La France choisit une Europe à deux vitesses : La France et la Pologne se sont livrées à un bras de fer avant de trouver un compromis: Paris tenait à ce que les dix-sept pays utilisant la monnaie commune puissent se retrouver seuls entre eux sur certains sujets. Varsovie estimait que tous les pays appelés à rejoindre l'euro devaient être invités. Au final, les sommets de la zone euro seront limités aux pays de l'Union monétaire.

Nombre de pays européens espèrent que ce traité encouragera la Banque centrale européenne à faire davantage à l'avenir pour aider la zone euro face à la crise de la dette. Il pourrait aussi convaincre la chancelière allemande Angela Merkel de renforcer les moyens du Fonds de secours permanent de la zone euro pour les pays fragiles, le MES (mécanisme européen de stabilité, traité d'austérité sans la moindre mesure de croissance, à l'image de ce que fit le Président Hoover de 1929 à 1932 et provoquant une véritable dépression économique ou encore selon Laurent Pinsol de Laval qui cherchaient indéfiniment à équilbrer les compts publics, jusqu'à casser la croissance et aggraver le mal au lieu de le régler), qui a été officiellement mis sur les rails lundi soir et commencera à fonctionner en juillet.

"Nous sentons une évolution dans la position de l'Allemagne et je suis optimiste", a déclaré le chef du gouvernement italien Mario Monti, car "il est important que la dotation de ce Fonds soit adaptée". Berlin est sous pression pour accepter une hausse des moyens du mécanisme de 500 à 750 milliards d'euros. La question sera tranchée en mars.

Vers une mise sous tutelle de la Grèce ?

En attendant, les dirigeants européens ont dû se pencher une nouvelle fois sur la situation de la Grèce, engluée dans la récession et plus que jamais sous perfusion financière de l'extérieur. Berlin a jeté un pavé dans la mare en proposant de placer Athènes sous stricte tutelle: un commissaire européen disposerait d'un droit de veto sur les décisions budgétaires du gouvernement. Cette idée a été rejetée catégoriquement par la France. Le président Nicolas Sarkozy a jugé que ce ne serait "pas raisonnable, pas démocratique et pas efficace". Athènes ne veut pas en entendre parler. "Soit nous avançons sur la voie démocratique où chaque pays est responsable de sa propre politique, soit nous sapons la démocratie dans l'Europe entière", a réagi Georges Papandréou, le chef de file des socialistes grecs et ex-Premier ministre. Face à cette fronde, la chancelière allemande Angela Merkel a tenté de calmer le jeu, sans pour autant se désavouer.

La question d'une surveillance accrue des décisions du gouvernement grec "se pose" car les réformes promises ne sont pas toutes mises en œuvre, a-t-elle dit. "Le débat doit porter sur "comment l'Europe peut aider à ce qu'en Grèce les tâches qui ont été données soient effectuées", a-t-elle estimé. La Grèce doit 14,5 milliards d'euros avant le 20 mars

Déblocage d’un second plan d’aide à la Grèce

L'enjeu n'est pas mince : il s'agit du déblocage du second plan d'aide au pays d'un montant de 130 milliards d'euros, promis par les Européens en octobre dernier. Cette aide est vitale pour la Grèce qui doit rembourser 14,5 milliards d'euros de prêts le 20 mars, faute de quoi elle sera en cessation de paiements. Mais le pays doit en parallèle boucler des négociations avec ses créanciers privés pour réduire sa dette de 100 milliards d'euros, condition sine qua non au déblocage de l'aide européenne. Sur ce point, cela avance "dans la bonne direction", a indiqué le président français, qui a lancé un appel du pied à la BCE pour qu'elle accepte aussi une réduction de ses propres créances. Le Premier ministre grec, Lucas Papademos, a dit tabler sur un accord global d'ici la fin de la semaine, tant avec les banques qu'avec les créanciers publics du pays. Et il se refuse dans l'immédiat à envisager de demander plus que ce qui a été promis à Athènes, malgré la dégradation économique continue de son pays

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 13:02

Conseil européen des 1er et 2 mars: nouveau traité budgétaire européen : lire le pdf

 

Le Conseil européen a rappelé que les Etats doivent indiquer les mesures qu'ils comptent prendre à cet effet dans leurs programmes nationaux de réforme (PNR) et leurs programmes de stabilité et de convergence. Le Conseil européen a également discuté des actions à mener à l'échelle de l'UE, et insisté sur le fait qu'il importe d'achever le marché unique dans tous ses aspects, à la fois internes et externes, et de donner une impulsion à l'innovation et à la
recherche.

 

En marge de la réunion du Conseil européen des 1er et 2 mars 2012, vingt-cinq chefs d'État ou de gouvernement ont signé le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) au sein de l'UEM, qui vise à renforcer la discipline budgétaire et à mettre en place une surveillance plus stricte dans la zone euro, notamment par l'introduction d'une règle d'équilibre budgétaire. Le contenu du traité avait été approuvé lors de la précédente réunion du Conseil européen, en janvier.

 

Le Conseil européen a fixé les priorités de l'UE pour la prochaine réunion du G20 ainsi que pour la Conférence des Nations unies Rio + 20, en insistant plus particulièrement sur les mesures et les réformes favorisant la croissance. Il a fait le point de la situation concernant le printemps arabe et
a donné des orientations pour l'action que l'UE sera amenée à déployer pour soutenir ce processus.

 

Le Conseil européen a octroyé à la Serbie le statut de pays candidat.
Il a décidé que le Conseil reviendrait sur la question de l'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à l'espace Schengen afin de pouvoir adopter sa décision en septembre.
Enfin, le Conseil européen a réélu M. Herman Van Rompuy à sa présidence.

 

De son côté, Nicolas Sarkozy a exclut de briguer des fonctions européennes (président du Conseil ou de la Commission s'il ne devait pas être réélu) et fustige les socialistes qui se sont abstenus de voter le fonds de secours permanent. François Hollande promet de renégocier le Nouveau Traité budgétaire européen qui n'est pas ratifié actuellement. Pique de NS à David Cameron décidé à faire adopter les propositions d'inspiration libérale pour relancer la croissance européenne (lettre cosignée par onze pays dont l'Espagne, les Pays Bas et la Pologne. "Je suis toujours content quand nos amis anglais aiment l'Europe à ce point qu'ils lui écrivent. J'ai pris la lettre de M. Cameron, après la décision de ne pas s'associer au traité, comme une volonté de ne pas rester derrière", a-t-il déclaré. "On a besoin des Anglais en Europe. Toujours, je ne dirais pas", a-t-il poursuivi, avant de lancer à un journaliste britannique "We need you".

 

 

 

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Lauréat des concours administratif de rédacteur territorial 2011 et d'attaché territorial 2012 et Inspecteur des finances publiques
  • Thomas Bonne Titulaire d'un Master administration de l'entreprise, d'une licence de droit public Lauréat des concours administratif de rédacteur territorial 2011 et d'attaché territorial 2012 et Inspecteur des finances publiques

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