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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 09:10

Harlem Désir est Premier secrétaire du PS par intérim. Il démontre dans son analyse l'anomalie entre l'annonce du Gouvernement et la réalité fiscale qui attend les Français : les riches seront imposés plus fortement, oui mais les recettes attendues sont évaluées à 200 millions d'euros pour cette taxe sur les plus haut revenus. Pendant ce temps, un allègement de l'ISF est voté : coût 2 milliards pour l'Etat qui va se répercuter sur l'ensemble des français que l'on prend vraiment pour des c...

Les super riches paieront 200 millions
Les autres : 2 milliards. (assurance, santé, frais professionnels, sodas) 

Pour renflouer cette perte, l'Etat va faire peser sur les épaules des français moyens la hausse des taxes sur les contrats d'assurance et les complémentaires santé. Le coût de la santé va augmenter. Les abattements prévus sur les frais professionnels vont diminuer (sur la CSG), et la hausse des taxes sur les boissons se répercutent elles aussi sur le pouvoir d'achat des français. 

M. Désir met le doigt sur le vrai problème, comment se fait-il qu'au bout du compte, les banques qui sont responsables de spéculations sur les matières premières (73, 79, 83, 86, 93, puis en 2003 de la bulle technologique, puis en 2008 des subprimes, alors que l'Etat (et donc les contribuables) est venu les sauver sans demander de contre-partie (quelle erreur!), sont en 2011 responsables de la crise des dettes souveraines. Car je lis dans la presse que les Etats doivent rassurer les marchés!!!! Mais c'est le raisonnement inverse qu'il faut avoir : c'est aux banques de rassurer les contribuables et pas l'inverse! Car à chaque fois qu'un marché s'emballe, les dettes sont nationalisées et ce sont donc l'ensemble des français qui paient des erreurs des autres (si tant est que l'erreur n'a pas été organisée), c'est inadmissible!

Il n'existe qu'une solution pour maîtriser les dérapages : il faut nationaliser les banques ou tout au moins maîtriser la fuite de deniers nationaux dans les poches des personnes les plus riches (car si une dette s'organise, il faut bien des créanciers) et neutraliser la spéculation qui n'apporte de la rentabilité qu'au sectaire bancaire et précipite les récessions économiques et la précarité de tous, sauf des super riches. 

voici le message de M. Désir qui n'ose pas s'avancer sur l'idée de la nationalisation, mais sincèrement aujourd'hui, il faut prendre des mesures drastiques car la porte est ouverte à la révolte :

Les contre-vérités du Premier ministre ne changent rien à la réalité : alors que N. Sarkozy avait annoncé que la crise était finie, le gouvernement est confronté aujourd’hui à sa propre incurie. Il est obligé d’adopter dans l’urgence des mesures d’austérité pour éponger un déficit qu’il a lui-même creusé.

François Fillon vient d’avouer le double échec de sa politique : il a cassé les finances publiques et il a cassé la croissance.

Le Premier ministre ne fera pas oublier que la droite a créé 70 milliards de niches fiscales nouvelles depuis 2002 et que, selon la Cour des comptes, c’est sa politique qui est responsable des deux tiers du déficit public.

Le Premier ministre a aujourd’hui annoncé que ce sont les Français qui paieront la facture de sa politique aussi dispendieuse qu’inefficace.

Car derrière l’arbre de sa réformette fiscale se cache la forêt des sacrifices qui seront demandés aux Français.


Sur 11 milliards d’économies, l’essentiel sera supporté par les Français, par la poursuite de la casse de la protectionsociale et des services publics et de nouvelles taxes qui abimeront leur pouvoir d’achat.

La seule mesure pour faire contribuer les plus riches sera la taxe sur les hauts revenus, qui n’est en fait qu’une micro taxe pour les méga-riches. Une comparaison simple : cette taxe rapportera 200 millions alors que l’allègement de l’ISF coûte 2 milliards au budget de l’Etat. Le Gouvernement ne reprend aux riches qu’un dixième de ce qu’il leur offre avec l’allégement de l’ISF!

Avec la hausse des taxes sur les contrats d’assurance et les complémentaires santé, le Gouvernement ponctionnera trois fois plus les salariés que les ultra-riches soumis à samicro-taxe.

De même, les annonces du Gouvernement vont renchérir le coût de la santé. La diminution de l’abattement pour frais professionnels sur la CSG et la hausse des taxes sur certaines boissons vont peser lourdement sur le pouvoir d’achat de la majorité des Français.

La détaxation des heures supplémentaires n’est pas complétement remise en cause alors qu’elle est particulièrement nocive pour l’emploi.

Enfin, M.Fillon semble oublier que cette crise est avant tout bancaire et financière et que rien n’a été fait pour réguler ce secteur. Il ne propose aucune mesure de régulation. Il ne propose pas davantage de mesures pour relancer la croissance et l’emploi.

Hier comme aujourd’hui, les choix de ce gouvernement aggravent la crise au lieu de la combattre, ces mesures vont aggraver la récession, faire augmenter le chômage et ne permettront pas de diminuer les déficits.

Avec une arrogance déplacée au regard de l’austérité qu’il impose aux Français, François Fillon a vite oublié ses propres appels à l’unité nationale. Il appelle l’opposition à la rigueur intellectuelle, je l’appelle à la justice fiscale et à l’efficacité économique.

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Published by Thomas Bonne - dans Politique
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Titulaire d'un Master administration de l'entreprise, d'une licence de droit public 
Lauréat des concours administratif de rédacteur territorial 2011 et d'attaché territorial 2012 et Inspecteur des finances publiques
  • Thomas Bonne Titulaire d'un Master administration de l'entreprise, d'une licence de droit public Lauréat des concours administratif de rédacteur territorial 2011 et d'attaché territorial 2012 et Inspecteur des finances publiques

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