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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 10:06

Morceaux choisis sur lemonde.fr

Très attaquée, en particulier en France, pour sa défense à tous crins d'une politique de rigueur, Angela Merkel a expliqué vendredi que ce "manque de confiance entre les acteurs" de la zone euro, ne peut être résolu qu'en s'attaquant "aux racines de la crise", à savoir "l'endettement et les écarts de compétitivité". "Il y a un faux débat qui est apparu, opposant la croissance et la rigueur budgétaire. C'est n'importe quoi", a-t-elle tempêté. "Et la médiocrité ne doit pas devenir l'étalon" en zone euro, s'est emportée Mme Merkel, très applaudie. 

Rappelant qu'elle plaidait pour un contrôle budgétaire beaucoup plus strict en zone europermettant à la Cour européenne "d'invalider" des budgets nationaux déséquilibrés, "mais cela ne [plaît] pas à certains Etats". Le futur de l'Europe "se décide dans ces prochains mois, cette année", elle a notamment égratigné la France, appelant à observer "l'évolution du coût du travail en France et en Allemagne" une manière de louer les efforts de réforme faits par l'Allemagne, et l'avantage de cette dernière en termes de compétitivité.

Madame Merkel semble donc fustiger le bilan Sarkozy.

Pour le Français, la croissance consiste essentiellement à utiliser des financements européens pour lancer ou accélérer la mise en œuvre de grands projets structurants, notamment en matière énergétique ou environnementale. Outre leur intérêt particulier, ces projets ont le mérite de mobiliser les énergies pour une grande cause européenne (Jacques Attali a grandement influencé la vision de François Hollande en la matière). François Hollande n'en a pas chiffré le coût. Son entourage reconnaît qu'il s'agit avant tout d'envoyer - enfin - un signe d'espoir à des électeurs de plus en plus eurosceptiques.

Pour Angela Merkel, la croissance ne saurait être que "durable". Il s'agit en fait de réformes structurelles, notamment sur le marché du travail, qui permettent à un pays d'être compétitif. Pour elle, accroître les dettes publiques, ce n'est pas tenter une politique keynésienne, c'est aggraver la situation et, confie un de ses conseillers, faire preuve de lâcheté politique en cherchant à gagner du temps plutôt qu'à résoudre les problèmes.

A ses yeux, l'Europe du Sud n'est pas compétitive et la seule façon d'éviter des transferts permanents est que ces pays mènent des politiques budgétaires qui provoquent des récessions finalement salutaires (0_0)!.

 

Pour les libéraux comme les premiers ministres italien et britannique Mario Monti et David Cameron qui, avec dix autres dirigeants européens, ont publié une lettre à ce sujet en février, la croissance passe par une plus grande concurrence dans les services, notamment dans l'énergie. Elle passe également par la signature d'accords de libre-échange avec l'Inde et le Canada, des réformes des marchés du travail et une réduction des aides publiques aux banques.

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Published by Thomas Bonne - dans Actu Européenne
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Titulaire d'un Master administration de l'entreprise, d'une licence de droit public 
Lauréat des concours administratif de rédacteur territorial 2011 et d'attaché territorial 2012 et Inspecteur des finances publiques
  • Thomas Bonne Titulaire d'un Master administration de l'entreprise, d'une licence de droit public Lauréat des concours administratif de rédacteur territorial 2011 et d'attaché territorial 2012 et Inspecteur des finances publiques

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