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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 09:07

standart and ploof

 

Vendredi dernier, s'est produit la dégradation de la note de la France par l'agence tant redoutée, Standart&poor's. Il s'agissait, selon Eric Israelewicz, éditorialiste pour le journal Le Monde, d'un "non-évènement" car pour les grands investisseurs, destinataires des notations, la sanction des marchés avait largement anticipé cette dégringolade. Pour eux en effet, la France ne faisait plus partie des grands Etats souverains européens les plus fiables. Depuis de longs mois, il faut payer plus pour emprunter et pour investir dans des services publics et la perte du AAA n'est par conséquent pas une catastrophe économique puique tout le monde le savait depuis de longs mois mais elle est une réalité, l'endettement à plus de 1300 milliards de dette publique n'est pas prêt de diminuer (+400 milliards depuis 2007), mais cela signifie que les collectivités porteuse de 75% de l'investissement public vont devoir faire le choix entre l'investissement à coût élevé ou le mutisme de l'offre des services publics. La perte du AAA, c'est aussi une marge de manoeuvre réduite pour l'Etat comme pour ces agents déconcentrés ou décentralisés. La perte de ce AAA mythique pour les Etats Unis ne les a pas conduit à pérécliter, mais eux, ils ont le dollar. Nous on a un euro largement remis en question et derrière une Europe politique qui doit se remobiliser, car la question de la dévaluation impossible pour les Etats souverains dans un contexte de concurrence internationale est posée et avec elle celle de donner plus de moyens de contraintes à l'Europe pour activer une économie qui depuis quelques années souffre des bulles financières. Mais rappelons que sortir de l'euro aurait des conséquence "extrêmement" néfastes : car les taux d'intérêts augmenteraient de plus de 20 à 30%. Il semble que la prise de conscience de la nécessaire réduction des déficit n'ait été que trop tardive. 

Au sein de l'Europe, il y a désormais deux Europes : celle du Sud, à l'image d'une gestion financière mauvaise et celle du Nord, dont la rigueur publique est exemplaire, et dont l'image alimente un réel potentiel de croissance. Il y a désormais un mur psychologique entre la France et l'Allemagne, et à leur image il y a l'Espagne et la Grèce et en face la Suède et le Danemark.

Dans son communiqué, l’agence est particulièrement sévère avec la gouvernance européenne. Elle pointe notamment comme facteur de stress «le conflit ouvert et prolongé entre les décideurs européens», puis juge que «l’efficacité, la stabilité et la visibilité des politiques et des institutions européennes n’ont pas été aussi fermes que ce que nous croyons nécessaire.»

les politiques de rigueur extrême menées en Europe risquent d’aggraver encore la situation: «Nous croyons qu’un paquet de réformes ne reposant que sur le seul pilier de l’austérité budgétaire risque de devenir auto-destructeur », explique S&P, pointant des risques de chute de la consommation et des rentrées fiscales.

Un acteur trouve grâce aux yeux des S&P: la Banque centrale européenne (BCE), qui a réussi à éviter « un effondrement de la confiance des marchés», en accordant aux banques des montagnes de liquidités.

Les dégradations de S &P sont sévères pour quatre pays. En premier lieu l’Italie. Désormais évaluée BBB +, la Péninsule est notée comme l’Afrique du Sud ou la Thaïlande et n’est plus qu’à deux cransde la catégorie «junkbonds». Lestée d’une dette de 1900milliards d’euros (120% du produit intérieur brut), elle est confrontée également,selonS&P,à un «faible potentiel de croissance».

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Published by Thomas Bonne - dans Economie
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Titulaire d'un Master administration de l'entreprise, d'une licence de droit public 
Lauréat des concours administratif de rédacteur territorial 2011 et d'attaché territorial 2012 et Inspecteur des finances publiques
  • Thomas Bonne Titulaire d'un Master administration de l'entreprise, d'une licence de droit public Lauréat des concours administratif de rédacteur territorial 2011 et d'attaché territorial 2012 et Inspecteur des finances publiques

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