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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 14:53

Les mécanismes d'achats et reventes de crédits sont ainsi fait que les joueurs de foot constituent des titres négociables sur les marchés. La BCE est créancière de nombreux Etats en difficulté, il semble qu'elle soit sur la voie de l'ouverture aux pieds d'or.

Apparté
La dame de pique est jeu dont l'objectif est de se débarrasser de la dame au risque de marquer un maximum de points quand l'objectif du jeu est d'en marquer le moins possible. La notion de risque de crédit est assez similaire. 

On le sait, la crise financière ébranle les banques des PIGS et espagnoles (en attendant les italiennes et françaises voire américaine). Le problème pour les banques en général d'ailleurs, c'est de se refinancer parce que les comptes sont dans le rouge, c'est en quelque sorte le jeu de la dame de pique : parmi les crédits, il y a des crédits pourris dont il faut se débarraser le plus vite possible pour garantir des ratios de qualité, attirer des clients et brasser de l'air avec des liasses de billets, parce qu'en été il fait chaud, en principe.

La démarche des banques en difficulté est donc d'aller frapper aux portes des autres banques qui vont accepter de leur acheter des titres (pourris ou pas, on ne sait pas trop) monneyant des primes de risques sur les crédits, plus c'est pourri, plus la garantie est chère : les taux sont donc plus élevés pour les banques en difficulté puisqu'il est avéré qu'elles possèdent du pourri. La contre-partie de ce processus est d'offrir au créancier des garanties pour se protéger. C'est ça le marché financier, tout le monde émet des titres, et tout le monde en achète pour protéger tout le monde. Parfois on tombe sur la dame de pique (c'est le cas de Lehman Brothers) et alors on perd tout. Mais bon le principe est acquis, on achète en se faisant garantir qu'on achète pas la dame de pique, mais la dame existe bien.

Au bout d'un temps, comme les suspicions sont importantes, les banques refusent de prendre le risque d'acheter sauf à proposer des tarifs de taux de garantie prohibitif. C'est là qu'intervient la solidarité européenne. Ne pas garantir les banques en difficultés, c'est mettre des millions de gens au devant de graves difficultés sociales (perte d'emplois, pertes de pouvoir d'achat, isolement social, etc...). Donc la BCE, Zorro des temps moderne, doit intervenir à condition que les banques en difficultés apportent elles-aussi des garanties de contre-partie.

C'est là que naît l'identité culturelle européenne...?

Explication : selon le quotidien El Païs et le journal allemand "Süddeutsche Zeitung" du 25 Juillet, Bankia, la mastodonde union des caisses d'épargne espagnoles aurait apporté en garantie les crédits octroyés pour les transferts de Kaka et Ronaldo.  

 

Rappel des faits : 2009, Florentino Pérez emprunte 76 millions d'euros à la Caisse d'épargne espagnole "Caja Madrid" pour s'offrir les deux plus belles stars du football de l'époque après Messi, bien entendu. Le transfert de Ronaldo pesait 100 millions d'euros, celui de Kaka, 60 Millions. Décembre 2010, à la suite de restructurations initiées par la banque d'Espagne devant l'ampleur de la crise mondiale (ou alors la "découverte" sur le marché de milliers de dames de pique centralisées sur les PIGGS et l'Espagne), 7 banques espagnoles sont fusionnées au sein de Bankia et entrent en bourse le 20 Juillet 2010. Le prêt fait au Real de Madrid par la Caisse "Caja Madrid" appartenant désormais à Bankia peut être négocié pour obtenir de nouveaux prêt de la BCE.

En principe, les banques utilisent des bons du trésor pour négocier entres elles, mais les actifs privés (comme des actifs de PME, pratique courante chez les banques Autrichiennes, françaises, allemandes) ne sont pas interdits.

C'est ainsi que la BCE pourrait prendre en gage le prêt de transfert des joueurs.

En cas de difficulté de Bankia, le réseau des caisses d'Epargne espagnoles, la BCE serait en mesure de se saisir de la propriété des performances des deux joueurs. Il faut cependant trois paramètres importants : la faillite de Bankia et l'absence de soutien de l'Etat Espagnol (c'est à dire le défaut de paiement de l'Etat espagnol ou sa faillite et la faillite du Real de Madrid, le scénario reste donc tout de même difficile à envisager... Mais il fallait le souligner : les deux hommes devenant propriété de la BCE, chaque européen serait donc détenteur d'une partie du transfert des deux stars, et donc actionnaire!!

 

Ha, mais faut pas rêver hein. 

 

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Published by Thomas Bonne - dans Union Européenne
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Titulaire d'un Master administration de l'entreprise, d'une licence de droit public 
Lauréat des concours administratif de rédacteur territorial 2011 et d'attaché territorial 2012 et Inspecteur des finances publiques
  • Thomas Bonne Titulaire d'un Master administration de l'entreprise, d'une licence de droit public Lauréat des concours administratif de rédacteur territorial 2011 et d'attaché territorial 2012 et Inspecteur des finances publiques

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