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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 09:47

24 janvier 2012 0 comments

Je viens de découvrir le site internet nioogo, très intéressant pour sa thématique "le web dans la ville", j'invite à lire cet article pour sa manière de penser l'avenir et envisager non plus la mutualisation des services, mais aller plus loin, dépasser cette conception : la globalisation des services numériques des fonctions publiques et du secteur privé. 

Arrêtons de penser structure nous invite l'auteur

La Ville d’aujourd’hui, mais également la fonction publique, sont au cœur d’un triptyque : Ubimedia, Cloud Computing, Réseaux sociaux.

La ville : un réseau social
La ville en elle-même est un gigantesque réseau social où vivent des communautés (citoyens, associations, entreprises…) et des communautés thématiques (les passionnés de pingpong, d’art moderne, de décoration florale, etc…). Combien de villes possèdent un réseau social ? Maresidence.fr ou encore voisinsdici proposé par la société Tinkuy semblent ouvrir la voie.
Cependant, il faut bien comprendre qu’un usager peut appartenir à plusieurs communautés, d’où la nécessité de relier les espaces.

Des micros communautés se créent chaque jour dans la ville sur le modèle des applications de l’Apple Store. Et c’est ce que je reproche à Apple : pleins de services, pleins d’applications mais surtout combien d’interconnexions entre les applications ? Si Apple a révolutionné les usages et on ne peut que saluer les outils, je pense que la société d’aujourd’hui fonctionne comme un Apple Store !

Décryptage : la Fonction publique fonctionne comme un Apple store
Nous avons l’Etat qui a injecté plusieurs millions d’euros pour créer des services en ligne, et notamment, servicepublic.fr mais sans concertation avec les collectivités ! Nous avons les régions qui développent leurs services. Puis les départements, les agglos, les villes et…. Les entreprises ! Et à mon sens, on se retrouve avec une multiplicité de services similaires… Sauf  que, la fonction publique n’est pas le privé. Pour ma part, je considère qu’il est intolérable que l’argent public soit dépensé en triple, quadruple surtout en période de crise !!!!

En résumé, la fonction publique va devoir apprendre à travailler en unissant les forces ! Et c’est un vaste débat… pour des raisons politiques, stratégiques et j’en passe !

La ville au cœur de l’Ubimédia
Comprenez par Ubimedia, l’informatique omniprésente et la multiplication des interfaces de connexion. Là encore, la fonction publique va devoir anticiper afin de ne pas être dépassée par les évènements. En 2012, ordinateurs, mobiles, tablettes, télévisions, panneaux d’affichages électroniques, bornes tactiles… sont au cœur des usages. Les villes les plus audacieuses possèdent des dispositifs sur les arrêts de bus ou sur les bus, dans les lieux publiques ou lieux culturels avec l’apparition des murs tactiles. Et c’est ce qu’il faut comprendre. Les interfaces de connexions vont évoluer. D’ici 10-15 ans, toutes les voitures seront équipées de GPS et communiqueront entre-elles notamment. Il existe déjà des expérimentations au Japon, où le conducteur est alerté en temps réel d’un incident. Nos panneaux qui indiquent notre direction afficheront des informations en temps réel pour mieux guider les automobilistes. Ce concept du « temps réel » est déjà développé par Twitter, Foursquare…

Nos citoyens seront interconnectés, dans la rue, mais aussi chez eux (et la frontière avec la domotique est très proche).

La technologie va très vite. La population s’adapte à la technologie en achetant les derniers produits commercialisés. Si cela créé aussi de la fracture numérique, nulle doute que la fonction publique va avoir du mal à suivre, car il faut investir et donc, des moyens financiers sont nécessaires. Quid ? Pour ma part, je pense que la seule façon de s’en sortir est de coupler les dépenses, bien au-delà des communautés d’agglomération….

Imaginez que toute interface pourra être tactile : de votre table de cuisson, en passant par votre télé, votre mur, votre table… Des hyperlieux se créent déjà dans l’espace public (des lieux interconnectés entre l’homme, les machines et les données) !

Le cloud computing
Tout ceci sera possible en mode Cloud Computing. Autrement dit, les logiciels et les données devront être sur internet. Si des applications se créent chaque jour, les logiciels métiers restent enfermés au sein de nos administrations. La vision intranet freine également l’évolution des usages, car beaucoup ne sont pas encore aux réseaux sociaux internes. Des réseaux sociaux internes qui seront reliés aux logiciels métiers, applications et autres données. Et le cloud computing est une étape décisive pour avancer vers le websquared (web au carré) : le web de demain ! Ce web squared qui s’appuiera davantage sur le web sémantique et donc l’usage des données, en couplant également logiciels et données. L’open data est aussi un pas supplémentaire vers le cloud computing.

En résumé, la Fonction publique comme le privé doivent penser en mode GLOBAL et pas uniquement en mode métier, structure ou service. D’ailleurs, si nous regardons l’arborescence des sites des collectivités, nous nous apercevons que beaucoup travaillent sur des entrées thématiques larges comme les loisirs, ou par types de population (salarié, visiteur, association….). Ce travail de transversalité, de recoupage de l’information est déjà en cours, et ceux qui l’ont mis en place vous diront que cela n’a pas été aussi simple.

Nous sommes déjà, dans l’ère de l’Ubimédia, du Cloud, des médias sociaux… Vous travaillez déjà sur ces sujets, mais il reste tellement à faire !

 

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Published by Thomas Bonne - dans Collectivités
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Titulaire d'un Master administration de l'entreprise, d'une licence de droit public 
Lauréat des concours administratif de rédacteur territorial 2011 et d'attaché territorial 2012 et Inspecteur des finances publiques
  • Thomas Bonne Titulaire d'un Master administration de l'entreprise, d'une licence de droit public Lauréat des concours administratif de rédacteur territorial 2011 et d'attaché territorial 2012 et Inspecteur des finances publiques

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