Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 17:15

La CIMV,  compagnie industrielle de la matière végétale, acteur de l'aménagement du territoire, PME française conçue en 1998 teste un projet sur la ZA, zone d'activité de la commune de Pomacle et Bazancourt (Marne) près de Reims : le fonctionnement d'une bio raffinerie, usine d'apparence comme les autres et dont la matière végétale obtenue est issue de la "chimie verte".

Le programme Biocore coordonné par l'INRA (Institut national de la recherche agronomique) est financé par l'UE. Ce démonstrateur est chargé de concevoir un biocarburant de deuxième génération ou des molécules chimiques et des polymères converti d'une matière première totalement végétale par la transformation de résidus agricoles et forestiers. Le projet fédère 24 universités et organismes de recherche et même un Institut indien. Le financement communautaire prévoit une dépense de 13,9 millions d'euros.

De la cellulose est extraite de la raffinerie ce qui permet d'en faire de la pâte de papier, de l'Ethanol pour carburant ou des polymères plastiques voire même des additifs pour l'alimentation animale.

Auparavant, 7 brevets internationaux ont été déployés et une somme de 30 millions d'euros a été investie. La prochaine étape réside dans la phase industrielle selon le président de la compagnie industrielle de la matière végétale : deux usines de production capables de traiter plusieurs centaine de milliers de tonnes de paille par an seront construite d'ici deux ans, une en France et l'autre aux Etats-Unis pour un pétrolier. 

L'enjeu pour l'Inra, plus qu'économique est surtout sociétal. «La biomasse végétale est la seule ressource renouvelable qui permette de répondre aux besoins de l’humanité à la fois en énergie et en matériaux»,  selon Michael O'Donohue. Les sous-produits de la cellulose sont intégralement exploités et permettent une suppression des déchêts qui auparavant étaient essentiellement brûlés. 

Le chercheur évoque cependant deux freins au développement de cette éco-filière : des investissements très lourds d'une technologie plus complexe que pour les biocarburants issus de cultures. Il souligne par ailleurs les incertitudes sur l'approvisionnement en matière première, qui même avec des fournisseurs locaux dont le risque de déficit est réel et lié à la sécheresse du printemps et du début de l'été. 

Le monde connaît aujourd'hui près de 150 unités de production de biocarburants de deuxième génération essentiellement en Amérique du Nord et en Asie. Aucune n'a encore atteinte l'échelle industrielle. En France les projets de biocarburants de deuxième génération se compte avec les doigts de la main.

 

Source : Le monde du 6 septembre 2011.

Partager cet article

Repost 0
Published by Thomas Bonne - dans Environnement
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de e-economie.over-blog.com
  • Le blog de e-economie.over-blog.com
  • : Finances publiques, économie, droit public, actualités, tout pour préparer convenablement son concours administratif
  • Contact

Profil

  • Thomas Bonne
  • Thomas Bonne
Titulaire d'un Master administration de l'entreprise, d'une licence de droit public 
Lauréat des concours administratif de rédacteur territorial 2011 et d'attaché territorial 2012 et Inspecteur des finances publiques
  • Thomas Bonne Titulaire d'un Master administration de l'entreprise, d'une licence de droit public Lauréat des concours administratif de rédacteur territorial 2011 et d'attaché territorial 2012 et Inspecteur des finances publiques

Rechercher